On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Bien sûr cette réforme était perfectible. Des aménagements étaient d’ailleurs prévus, notamment pour les artisans, les commerçants et les personnels des hôpitaux, mais ils n’ont pas été engagés par les gouvernements suivants.
Demain, si la gauche…
Et demain ? Quel sera l’avenir de celle qui fut à l’orée des années 90 l’icône de la gauche "moderne", le pilier du gouvernement entre 1997 et 2002, la responsable caricaturée ensuite en "dame des 35 heures", ayant connu la défaite et la mise à l’écart, revenue enfin avec éclat dans le jeu national au lendemain des dernières élections municipales ? Le désir est là, palpable à la lecture de l’ouvrage ; la volonté politique aussi, celle de s’opposer et de proposer.
Des idées, Martine Aubry n’en manque pas : chèque transport, blocage de certains loyers, ouvrir les allocations familiales au premier enfant et les maintenir jusqu’au dernier, moduler le taux de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’usage par les entreprises de leurs profits, taxer les entreprises qui abusent des emplois précaires, interdire la détention de stock-options aux principaux dirigeants exécutifs des entreprises, créer un fonds souverains français, permettre aux préfets de se substituer aux villes qui ne respectent pas la loi SRU, faire élire directement les conseils des intercommunalités, revenir sur la loi TEPA, donner le droit de vote des étrangers au niveau local, ouvrir le mariage et l’adoption aux homosexuels, mettre en place un compte formation accessible tout au long de la vie….
Figure centrale du PS, Martine Aubry nous livre un viatique robuste, qui paraîtra, dans le moment politique baroque qui est le nôtre, d’un classicisme que l’on jugera rassurant ou dépassé -c’est selon-, mais qui pose un jalon utile dans la perspective du congrès de novembre et, au-delà, dans l’indispensable débat sur l’avenir du PS
6 commentaires
Bromius