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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Entretien avec Gilles Kraemer : ''Ce n'est pas rendre service à Israël que de refuser de dire les choses.''
[lundi 22 septembre 2008 - 11:00]
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Gilles Kraemer est l'auteur de Jours tranquilles à Ramallah (Riveneuve), livre de chroniques où il relate ses trois années passées en Palestine comme directeur du centre culturel franco-allemand de Ramallah. Il évoque dans cet entretien son expérience sur le terrain et les enseignements qu'il en a tirés.

 

nonfiction.fr : Vous avez été nommé co-directeur du centre culturel franco-allemand de Ramallah en 2004. Était-ce à votre initiative ?

Gilles Kraemer : Non. D’ailleurs, tout en travaillant depuis longtemps dans le contexte méditerranéen, je n’avais de connaissances de cette zone, ni d’intérêt particulier dans ce conflit. J’avais demandé à partir dans des zones cosmopolites, comme Alexandrie, Tanger ou Beyrouth.

Les zones de guerre ne me font pas fantasmer. Je n’ai ni l’excitation des reporters de guerre, ni leur courage. Je devais être nommé à Alger, mais mon affectation a changé au dernier moment pour Ramallah, parce qu’il fallait un germanophone pour ce poste. J’ai eu très peu de temps pour réfléchir, et j’ai dit oui.
 

nonfiction.fr : En tant que journaliste, puis dans les postes que vous avez occupés, le monde arabe est tout de même un point central.

Gilles Kraemer : C’est vrai, mais pas Israël et la Palestine. Je connais plutôt le Maghreb, le Liban, peu le Golfe. Et j’ai vécu deux ans en Égypte.

Quand je travaillais à l’école de journalisme (CFJ), j’ai participé à un programme européen qui consistait à réaliser un magazine unique, Euroméditerranée, avec une rédaction composée de journalistes de tout le pourtour méditerranéen. J’ai eu un premier contact avec des journalistes palestiniens et israéliens à cette occasion. C’était dans l’euphorie des accords d’Oslo, en 1994 et 1995.

Pour autant, je n’ai jamais nourri d’espoirs fous, ni vécu au rythme des accords de paix et des cessez-le-feu comme certains de mes collègues.


nonfiction.fr : Les livres écrits par des journalistes sont d’une qualité très inégale, malgré parfois l’excellente connaissance de la région, et les livres de témoignages sur la vie en Palestine ont fleuri ces derniers temps. Pourquoi vouloir en écrire un autre ?

Gilles Kraemer : C’est vrai que les livres de journalistes ne sont en général lus que par d’autres journalistes… À mon arrivée, je n’ai pas du tout eu le temps ni même l’idée d’écrire. J’étais le premier co-directeur, avec mon collègue allemand, du nouveau centre culturel franco-allemand et il y avait énormément à faire. C’était un travail passionnant.

Et puis quand Arafat est mort, tout s’est arrêté brusquement. Ça a été un moment très bizarre. La ville était habitée par un sentiment de "fin du monde". Le temps était très mauvais, et tout était silencieux. Pour qui a vu une grande ville arabe, toujours bruyante, vivante, c’était très déroutant. C’est là que j’ai commencé à écrire les chroniques qui constituent le livre.

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4 commentaires

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zou

30/09/09 14:16
Très bon livre, il faut avoir une vue large de l\\\'esprit sur la situation politique. Je dis que l\\\'auteur l a vécu et c\\\'est de quoi parle -t-il .
C\\\'est facile les critiques c\\\'est un homme de terrain, moi j\\\'y étais à cette période de la mort D\\\'ARAFATE . Continuer à écrire Monsieur Kraemer vous etes un bon écrivain.
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ryan

22/09/08 21:23
je ne savais pas que là où il y a Israêl , il y a la sécurité, vu le nombre de morts chaque jour, principalement du coté des palestiniens. il y a aussi les victimes juives à déplorer. Vous êtes de quelle planète pour affirmer ce genre de choses? il me semble au contraire que c'est une initiative courageuse que de voulouir éclairer le monde sur la réalité de ce qui passe là bas et faire un peu d'ombre à la propagande israélienne.
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maisbiensûr

22/09/08 21:20
patzer, votre message est d une objectivité doublée d une absence totale de tentative de décridibiliser un gars qui ne vaut pas la peine d' etre lu parce que lui, alors lui il est vachement pas crédible...

Comme a dit qq c vrai aussi que l' armée israelienne est la plus humaine au monde...

Mais alors quoi qu est ce qu ils ont tous ces palestiniens à se plaindre sans arrêt, ce toupet qu ils ont à vouloir se défendre et défendre leurs terres ancestrales face à cette soi disant colonisation.
Colonisation, non mais encore une fiction inventée par je-ne-sais-quel-ignare-qui-veut-se-du-poignon-au-lieu-d'aller-voir-ailleurs...

Allez Patzer il est temps de prendre ses médicaments maintenant..

Peace
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patzer

22/09/08 19:41
encore un type inconnu qui veut se faire connaitre en déblatérant sur le conflit israelo-arabe... c'est certain que se déplacer dans le reste du Monde pour y témoigner des centaines d'autres conflits qui s'y déroulent et qui font des millions de morts c'est un peu plus dangereux, vu que l'armée israélienne n'y est pas, alors qui peut y assurer la sécurité des civils?...

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